SOLEIL - URANUS EN GÉMEAUX - MAI 2026
Il y a quelques jours, la conjonction Soleil-Uranus a changé la dynamique du ciel, apportant des nouvelles inattendues, bouleversant un mode d’être au sein duquel nous avions trouvé une forme de confort. Ce n’est pas ce que l’on avait prévu, mais il est temps de s’autoriser à vivre autre chose.
Le Gémeaux cherche à nous faire passer des messages ; il murmure à notre oreille qu’un autre possible existe, même s’il nous scinde.
Les paradoxes sont inhérents à la psyché, et l’équilibre consiste à intégrer cette autre alternative, à la rendre accessible, entendable, discutable.
Bob Dylan, roi des Gémeaux (son Soleil brille à deux degrés seulement de l’endroit où la conjonction qui nous intéresse a eu lieu), écrit : « I fought with my twin / the enemy within / till both of us fell by the road ».
Les messages imprévus que nous recevons peuvent générer de la résistance et de l’hostilité, ou au contraire une acceptation de ce qui est temporairement irréductible. Et c’est dans cette acceptation que l’esprit se tait, qu’il cesse de chercher à négocier, à résoudre, à répondre à une interrogation qui trouvera son issue plus tard, soit en perdant la force conflictuelle qui la nourrit et en disparaissant dans l’oubli, soit en trouvant son sens après. Et le sens ne s’explique pas.
Carl Jung aimait le signe des Gémeaux, qui est fertile : à l’image d’Hermès/Mercure, le dieu qui lui est associé, il s’arrange avec la vie. Le Gémeaux est un magicien, un escroc, un diseur de mensonges et de vérités, un alchimiste. Comme l’écrit Liz Greene, « les conflits avec des rivaux qui semblent parsemer [ce signe] peuvent conduire à une profonde appréciation de l’ambiguïté exquise de la vie et des mystères que recèle le dieu d’ombre et de lumière ».
Alors restons ouverts, absolument ouverts. Et légers comme Hermès, qui a des ailes aux pieds.