PLEINE LUNE EN SCORPION - 1er mai 2026
Aujourd’hui la pleine lune est dans le signe du Scorpion, le Soleil en Taureau. C’est la lune de l’alchimiste, de la chamane, du magicien.
Ce qui a été déclenché au mois d’avril pendant l’intense stellium en Bélier doit descendre : à la fois dans le corps émotionnel (Scorpion) et dans la matière (Taureau).
Le Scorpion expie les douleurs qui polluent, et donc il me rappelle à elles, non pour me lester, mais pour que j’aille au bout de ce que la douleur doit m’apprendre.
Le Scorpion est curieux comme ça.
Il part dans la vie torturé par tant de choses.
Il est l’émotion, la perte, la mémoire d’abandon.
Il connaît le pouvoir et l’abus, la toxicité des liens, le dénigrement. Il a vécu l’attachement destructeur, la fusion qui empêche la vie, et ne laisse pas être.
Et un jour, comme par miracle, la douleur disparaît. Le Scorpion a appris du Taureau, son opposé.
Il ne se sent plus concerné par ce qui le tourmentait hier. Sa souffrance a été pulvérisée par une énième crise. La peine de l’autre n’a plus de pouvoir sur lui.
Il se détache. Il veut la paix.
Et ce n’est pas cesser d’aimer que de chercher la paix.
C’est apprendre à aimer.
Le Scorpion ne détruit jamais ce qui est essentiel.
Si le projet, la relation ou le rapport que l’on entretient avec nous-même est juste, il emporte le superflu mais garde l’essence, l’âme brute de ce que nous avons à créer, à aimer.
Face à la pleine lune, le soleil en Taureau est là pour bâtir.
Il « est tout entier réceptivité, plasticité pure, matérialisation de l’Idée divine dont le Bélier fut le messager » (L. Bigé).
Le Taureau n’a que faire de nos agitations psychiques, de notre précipitation, de nos angoisses.
Par sa résistance, son inertie, il freine le mouvement de la vie pour lui donner corps.
Il permet à l’inspiration de toucher terre et d’exister.
Alors prenez un moment aujourd’hui, au cœur de cette grande période de transformation, pour faire comme lui.
Le Taureau est obtus et ne se laisse déranger par rien.
Il est ce que l’âme Scorpion n’a jamais connu avant : les îlots de paix, l’immuable, l’immanent. La capacité de ne plus s’interroger et de vivre seulement.
Il est le refus de la mort.
Dans le présent où il vit, la perte n’existe pas.