C O N J O N C T I O N S A T U R N E - N E P T U N E 0° du Bélier - 20 février 2026

Saturne et Neptune changent de signe, et nous changeons de posture face à la vie. Ce passage dans le bélier symbolique le point racine d’un rêve nouveau. En Bélier, une nouvelle manière d’incarner le masculin.

Nous allons devoir identifier le désir mis à nu, un désir qui n’est pas celui de l’Autre, ni celui du corps social ou celui de nos ancêtres. Cela demande un travail de recommencement, d’autonomie, une rupture courageuse pour ne plus envisager les choses selon notre passé, mais selon notre avenir.

Ce période porte en elle un conflit originel : l’opposition à la Loi du Père (le père personnelle, mais aussi l’autorité sociale hérité, le système établi). Entrer dans cette nouvelle énergie, c’est arracher notre existence aux conditions qui la définissait.  C’est vivre sans demander la permission.

Il faudra alors spiritualiser la colère, faire en sorte que les conflits soient porteurs de lumière, de chemins nouveaux, non plus de perte et de destruction. La colère est une manière de faire reconnaître ma valeur à autrui sans chercher à le nier. Une colère légitime restaure la dignité.

Dans cette période de seuil, nos intuitions sont particulièrement vives. Le Bélier est lié à la tête, au jaillissement des idées. Il est le point de départ du Zodiac et l’endroit de tous les possibles. Nous pouvons pressentir le sens profond des événements à venir avant même qu’ils ne se manifestent, et pour que le réel advienne il s’agira de faire des choix, et de sacrifier une vie possible pour permettre à une autre d’exister.

Chaque engagement - affectif, professionnel - engage des conséquences tangibles (c’est pour cela que la Balance, à l’opposé du Bélier, a du mal à choisir ce/celui ou celle à aimer). Cette période demande d’accepter les conséquences de nos choix. D’en prendre la responsabilité. Saturne va ainsi nous demander un tout nouveau positionnement dans nos relations : le bélier cherche à adhérer pleinement à sa conviction personnelle, mais il ne veut pas dominer l’autre. La victoire n’est pas liée à la conquête, mais à l’intégration.

Peut-être que la conjonction, planète de l’idéal et de la dissolution des anciens modèles, symbolise la possibilité d’un nouvel idéal masculin : non plus défini par la domination ou la séparation, mais par sa capacité à entrer en relation . Être un.e guerrier.e spirituel.le ne consiste alors pas à combattre le monde, mais à transformer l’usage de sa propre force, à orienter l’énergie vers la création, la compréhension et l’amour de l’autre.

Sarah Chouraqui